Pour la biodiversité

  • gestion différenciée 2Gestion différenciée

"L’idée est de préserver ce que nous avons avant d’introduire de nouveaux éléments. Partant de cet objectif, je mène avec la ville des actions variées comme par exemple la réintroduction des mésanges qui mangent les chenilles de la pyrale du buis et chenilles processionnaires. Les mésanges aident de manière biologique, par leur consommation de chenilles, à lutter contre la prolifération de ces dernières, elles « remplacent » ainsi une partie des pesticides. Nous installons également des abris à chauve-souris qui, elles, mangent les papillons de nuit. La mésange et la chauve-souris sont ainsi des auxiliaires naturels aux jardiniers pour la lutte à 2 stades différents du même insecte et favorise le zéro phyto (l’abandon des pesticides).

Après le parc Charles Boucher, nous avons mis en place depuis 2017 la gestion différenciée sur une de nos promenades du bord de l’Yvette, la promenade Leconte de Lisle. Concrètement, nous laissons des zones à l’état naturel sur l’extérieur du chemin, et des tontes régulières seront effectuées en bordure du chemin afin de proposer aux usagers un espace naturel accessible. Le fauchage, effectué 1 à 2 fois par an, permettra aux graines des plantes de tomber au sol et de servir ainsi aux oiseaux, le foin laissé sur place apportera de la matière organise au sol qui nourrira les vers de terre et autres insectes. Autre exemple de ce nouveau système, l’introduction des « arbres têtards ». Initialement, ils existent depuis longtemps, ce sont des arbres malades ou très affaiblis. Avec la gestion différenciée, l’arbre devenu un tronc sur lequel poussent de jeunes branches pourra abriter des insectes utiles pour les oiseaux, il servira également d’abris pour les rongeurs, les chouettes.... C’est un véritable totem de la biodiversité que nous laisserons se décomposer naturellement mais sous surveillance." - Thierry Marché, responsable du service parcs et jardins

  • Zéro-phyto / Zéro pesticides

gestion différenciée 1Depuis 2008, la Ville d’Orsay, engagée dans une démarche de développement durable, a renoncé aux produits phytosanitaires. L’occasion de rappeler que des techniques alternatives existent (binette, compostage, paillage, plantes vivaces…). Celles-ci sont efficaces et même si les mauvaises herbes ont tendance à repousser plus vite, la planète et notre santé s’en portent mieux (amélioration de la biodiversité, moindre pollution des eaux souterraines…).

Un nouveau système d’entretien des espaces verts : la gestion différenciée

Après de premières actions menées au Parc Boucher, la ville d’Orsay utilise depuis 2017 sur la promenade Leconte de Lisle ce tout nouveau système d’entretien des espaces verts.

Des zones vont être laissées à l’état naturel sur les parties les plus larges, des tontes régulières seront réalisées en bordure du chemin afin de contrôler la végétation, sans l’agresser. Ces zones naturelles vont abriter un biotope différent de celui des berges ou des arbres, mais serviront aussi de « passage » pour que les insectes et animaux passent d’un biotope à un autre, ces zones servant d’abris et de garde-manger, fleurs pour les polinisateurs, graines pour les oiseaux etc.…

Coté berges de l’Yvette, la gestion sera la même, pour les mêmes raisons. C’est aussi une recommandation du SIAHVY afin de limiter l’érosion de celles-ci. Ces zones naturelles seront fauchées une à deux fois par an, et non broyées. Ainsi, elles continuent de servir la biodiversité, les insectes ont le temps de s’enfuir pour s’abriter ailleurs et ne sont pas broyés avec les végétaux. Les graines tombées au sol servent aux oiseaux, le foin laissé sur place apporte de la matière organique au sol permettant de nourrir les vers de terre et autres insectes, participant ainsi à la préservation des sols.

Cette gestion différenciée des espaces verts est une contribution importante à l’écologie dans notre ville, par ces actions nous améliorons et rétablissons des corridors écologiques naturels entre la ville et la vallée de Chevreuse.

Il y aura une période d’adaptation visuelle de la part des Orcéens qui ne sont pas habitués à voir de la friche en ces endroits, c’est pourquoi la communication est très importante et que nous mettons en place depuis juin 2017 un panneau d’information présentant le système.

  • mesangeNichoirs

Des mésanges au Parc Charles Boucher
Avec le printemps arrivent les premières douceurs de l’année, la nature se réveille doucement sous les rayons du soleil qui se font plus intenses, les jours rallongent, les oiseaux migrent, bref, la vie de la faune et la flore reprend !

nichoirsUn nouveau défi pour les agents du service Parc et jardins
A Orsay, le service Parc et jardins s’est lancé un nouveau défi cette année : attirer des mésanges au Parc Boucher. Très sociable, la mésange a pour principal atout d’être un des prédateurs des larves de chenilles processionnaires. Elle se nourrit également d’insectes phytophages, consommateurs de matière végétale. En plus d’être proche de l’homme, elles permettent donc de maintenir l’équilibre biologique. Pour relever ce défi, les agents du service Parc et jardins ont donc imaginé les conditions nécessaires à l’arrivée de mésanges : la nourriture mais aussi les nichoirs sont essentiels.

Une participation de l’école du centre sensibilisation centreC’est sous le regard admiratif des enfants de l’école du Centre, que le service Parc et jardins a ainsi procédé à l’installation de nichoirs.

En amont, les enfants ont pu se documenter sur cet oiseau grâce à un petit atelier découverte organisé dans le Parc Boucher.

  • Abris à hérissonsabri herisson

Il est interdit de capturer, enlever ou commercia liser un hérisson d’Europe. Il est protégé par la Loi ! Ces abris les protègent des prédateurs, dont l’Homme... Observons-les sans les déranger !

  • Frelons asiatiques, abeilles 

Arrivé en 2004 en provenance de Chine, le frelon asiatique appelé vespa velutina est présent depuis plusieurs années à Orsay. En effet, contrairement aux idées reçues, 49% des nids de frelons sont situés en zone urbaine et peuvent contenir jusqu’à 6 000 individus. Même si le frelon asiatique n’est pas agressif envers l’homme lorsqu’il se déplace seul, il peut se montrer particulièrement dangereux et virulent lorsque les attaques sont collectives. Les mois de février et mars correspondent à la fin de l’hibernation, avril au début de la ponte des reines, l’occasion d’évoquer ce sujet et de parler plus globalement de biodiversité.

Avant toute chose, petite piqûre de rappel : à quoi reconnait-on le frelon asiatique ? À dominante noire, le frelon asiatique possède une large bande orange sur l’abdomen et un liseré jaune sur le premier segment. Sa têteAbeille fleur SITE vue de face est orange et ses pattes sont jaunes aux extrémités. Il est plus petit que le frelon européen mesurant entre 2.4 et 2.7 cm.   

Pourquoi a-t-il si mauvaise réputation ? Le frelon asiatique se nourrit de fruits mais aussi d’insectes parmi lesquels figurent les abeilles. Quelques dizaines de frelons asiatiques suffisent pour perturber le fonctionnement d’une ruche. Au-delà des conséquences sur la filière apicole et la production de miel, la diminution du nombre d’abeilles pourrait, à terme, remettre en question l’équilibre de notre écosystème.

Quel est le rôle des abeilles dans l’écosystème ? Il existerait 20 000 espèces d’abeilles dans le  monde, dont environ 2 000 en Europe et 1 000 en France. La plus connue ici est l’Apis mellifera, l’abeille à miel. Cette abeille est pollinisatrice de plus de 20 000 espèces de plantes sur le continent dont 40% de fruits, légumes et oléagineux. Elle est, de ce fait, impliquée dans 80% de nos cultures. Depuis la fin des années 1990, un phénomène de mortalité anormal et récurrent des colonies d’abeilles, appelé le syndrome d’effondrement, vient perturber la filière apicole. Pesticide, pollution, réchauffement climatique mais aussi prédateurs, comme le frelon asiatique, en seraient la cause. Conséquences écologiques, économiques, la disparition progressive des abeilles inquiète. Mais le point positif est que chacun peut agir à son échelle !

BON A SAVOIR : En France, plus de 30% des colonies d’abeilles disparaissent chaque année.

La Ville subventionne la destruction de nids de frelons asiatiques

Sur le domaine public, les nids sont systématiquement détruits et éliminés. L’intervention est relativement coûteuse (entre 80 et 140 €), en fonction de la nécessité, ou non, d’utiliser une nacelle pour atteindre les nids suspendus dans les arbres.

Sur le domaine privé, il est du ressort de chacun de signaler et faire détruire les nids. Au vu des enjeux de santé et de sécurité publiques, la ville a décidé d’attribuer une aide aux propriétaires ou locataires du lieu d’implantation du nid. La commune s’engage ainsi à prendre en charge 50% du coût de l’intervention (jusqu’à 100 €).

Lorsque le nid est situé sur une propriété privée, le particulier concerné doit donc prendre contact avec les services techniques pour connaître les modalités de participation de chaque partie par mail à proximité.ville@mairie-orsay.fr et par tél. 01 69 18 73 20.

Vous pouvez également télécharger le formulaire ci-joint.

LE SAVIEZ-VOUS ? Un nid non détruit représente 20 nouveaux nids l’hiver qui suit.

Quelques idées et astuces pour soutenir nos abeilles !Maison insecte SITE

Bannir les engrais et herbicides : Au-delà des frelons asiatiques, les produits phytosanitaires figurent parmi les causes probables de disparition progressive des abeilles.  À leur contact, les abeilles peuvent développer différents troubles : difficulté à voler, à s’orienter, à communiquer avec les membres de leur colonie. Favorisez donc les traitements naturels !

Construire des abris : Hôtel à insectes, nichoirs à oiseaux, abris à chauve-souris, ils serviront de lieux de repos ou de reproduction à leurs locataires et vous permettront d’accueillir et d’observer la biodiversité dans votre jardin. 

Semer des plantes mellifères : Ce sont les plantes les plus fréquentées par les abeilles. Elles contiennent du pollen, du nectar, du miellat, essentiels à la production de miel. Quelques exemples de plantes mellifères : thym, lavande, menthe, origan, jacinthe, rose trémière, bruyère, cognassier du Japon, groseillier sanguin, lilas, houx, lierre, glycine, chèvrefeuille, vigne vierge… Si vous avez de l’espace, pourquoi ne pas laisser quelques mètres carrés à la nature sauvage ?

  • Potagères en ville

Au détour du Parc Charles Boucher, peut-être avez-vous vu des courgettes mêlées aux plantes aromatiques ? En effet, depuis 2017 la mairie d’Orsay investit dans ces plantes qui font partie intégrante du fleurissement de la ville ! Ce n’est donc pas un hasard si vous tombez, au milieu des parterres fleuris, sur du céleri, des choux, des aubergines, des poires, des potimarrons ou encore de la rhubarbe et du basilic. Vous pouvez en cueillir, de façon modérée et à mâturité, bien sûr !

DES POTAGERS DANS NOS RÉSIDENCES AUTONOMIE

L’École Nationale Supérieure de Paysage de Versailles intervient chaque année dans l’espace boisé entre les deux Résidences Autonomie (RA) Saint-Laurent et la Futaie, en collaboration avec les résident(e)s : des plantes aromatiques et des arbustes fruitiers choisis par les résidents, sont ainsi mis à disposition par la ville pour garnir les deux potagers. Un rendez-vous intergénérationnel apprécié des résidents et étudiants !

Pour l'éducation

  • Jardins potagers dans les écoles

composteur mondetourL'école de Mondétour s'équipe d'un composteur !

Imaginé en 2013, l'installation de ce composteur est le fruit d'un travail collaboratif entre le service périscolaire et le SIOM (Syndicat d’Ordures Ménagères de la Vallée de Chevreuse). En mai dernier, l'équipe de "référents compost" de l'école de Mondétour, composé du directeur de l'école, de la coordinatrice périscolaire, d'une animatrice mais aussi du gardien "jardinier", ainsi que de la responsable cuisine, ont reçu une formation par le SIOM pour assurer le bon fonctionnement du compostage et communiquer au mieux les bons gestes aux enfants.

potagers mondetourC’est d'ailleurs avec beaucoup d’entrain que quelques mois plus tard, deux classes de CM1/CM2 ont accueilli Francine Micheline, chargée de mission prévention des déchets et maître composteur du SIOM. « On change les comportements » nous explique Francine, « les écoles sont une vraie cible à la fois car il existe de grosses quantités de déchets dans les restaurants scolaires mais aussi parce qu’il est important d’informer nos enfants », a-t-elle précisé. Après quelques explications sur le fonctionnement du compostage, les besoins en matière verte (épluchures de fruits et légumes, marcs et filtres à café, restes de thé…) et en matière brune (coquilles d’oeufs, journaux, carton…), les enfants se sont succédé, sac de déchets à la main. Chacun avait, en effet, apporté pour l’occasion des détritus. Malgré quelques erreurs de parcours et la présence de nombreux plastiques, les enfants se sont tous prêtés au jeu et ont versé tous ensemble leur premier seau de déchets.

L'acquisition de ce composteur n'était qu'une 1ère étape puisque l'enjeu est de réutiliser ce compost dans le potager de l'école.

  • opelombricL'Opération lombric

Extrait de l’interview de Thierry Marché (mai 2017)

« Cette année nous proposons ce que l’on appelle « l’opération lombric » : nous intervenons dans les écoles de la ville, auprès des enfants, pour les sensibiliser à ce qu’il se passe sous les sols. Nous participons de cette manière au comptage du nombre de vers de terre, en complément du travail mené par l’OPVT, l’Observatoire Participatif des Vers de Terre de l’Université de Rennes, qui a pour mission de répertorier le nombre de vers de terre sur le territoire français. Sur 3 parcelles de terre, nous diluons de l’eau avec de la moutarde (10 litres pour 1m²), il suffit ensuite d’attendre 15mn, de réitérer l’opération et d’observer les vers remonter alors à la surface. La moutarde irritant leur peau, ils remontent, on les récupère, on les nettoie sous l’eau, on les compte et on les remet dans leur habitat naturel. »

Mener ces actions de sensibilisation permet à la ville d’informer et sensibiliser les enfants au respect des sols et des vers de terre qui ont une fonction de préservation : en mangeant les déchets de tonte, ils produisent de l’engrais organique. De plus, en creusant des galeries verticales et horizontales, ils permettent à l’eau de descendre dans les sols et de les aérer, ce qui facilite également l’enracinement des plantes et limite la stagnation de l’eau en surface.

ÉPHÉMÉRIDE

Vendredi18OctobreSemaine 42 | LucQGibbeuse décroissante

LA MÉTÉO À ORSAY

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